On passe enfin au carburant GNR (Gazole Non Routier) ! Il a l’avantage d’être plus écologique. Nous avons fait les premiers tests le lundi de Pâques dans la nouvelle plantation de Bourdalès.

Guillaume, à la charrue, n’a aucune peine à utiliser correctement son relevage manuel. L’avantage de ce GNR est qu’il nous fait un peu plus souffrir que l'ancien carburant.

Il comporte un taux de matière végétale important (le cheval aimant beaucoup le fourrage) qui le rend peu polluant (le cheval ne rumine pas, donc pas de production de méthane).

Il ne produit aucune pollution sonore, ce qui dans notre cas n’est pas trop important (pas de voisinage). Il ne compacte pas les sols. Et il a l’avantage, s’il le veut, d’enrichir la terre par une fumure de très bonne qualité (ses bouses).



Bon, Guillaume maitrisant parfaitement la décavaillonneuse pour s'être entrainer avec un tracteur, la vitesse du cheval... l’a un peu surpris! Mais finalement, le travail s’est plutôt bien fait.

Le plus dur était de convaincre le cheval que l’avoine était pour la vigne… ! La vieille charrue a parfaitement fait son travail en creusant un sillon désherbant particulièrement efficace

Le résultat est sans appel

Les petites plantes de bourdalès (fer servadou) vont enfin profiter de la lumière et se développer sans concurrence excessive. Finalement, les techniques anciennes ne sont pas sans efficacité.

Peut-on avancer prudemment l’idée que le progrès peut nécessiter parfois... à certains moments... sur certaines activités... de reculer ?... peut-être pour mieux sauter !